Comment faire une base autonome durable en 9 choses importantes (survivalisme)

Dans son livre best-seller Survivre à l’Effondrement Economique, le survivaliste suisse Piero San Giorgio explique comment faire une base autonome durable, abrégée « BAD. » Ceci entre dans la logique du survivalisme. Comme dirait un des preppers les plus connus, Vol West, « c’est une quête d’indépendance. »

Quand les prévisions économiques sont incertaines et lorsque l’on sait qu’il y a déjà eu de nombreux effondrements de civilisations par le passé, vivre en autarcie ou du moins gagner en autonomie par rapport au Système semble être une bonne stratégie.

Nous allons donc examiner et développer les 9 choses à savoir afin de se préparer à l’effondrement. Et quand bien même il n’arriverait jamais, vous serez très content de votre préparation, ainsi que votre résilience.

Où installer sa base autonome durable ?

base autonome durable

Cette question est essentielle. A priori, beaucoup de survivalistes choisissent de fuir les villes. Ils achètent un terrain dans un endroit le plus isolé et paisible possible, se font leur BAD et peuvent même retaper une ferme. En France, à la campagne, il existe de nombreux endroits calmes et à faible densité de population. On peut les trouver en Ardèche, en Bretagne, dans le Massif du Luberon, le Larzac, le Jura, le Morvan, la Normandie et même en Alsace. Plus largement, dans le monde francophone, certains choisissent la Belgique, la Suisse (et ses Alpes) ou ailleurs.

Notons qu’à moins d’être extrêmement compétent dans de nombreux domaines, de renoncer à certains luxes et d’être un tantinet misanthrope, l’isolement total n’est sans doute pas une si bonne idée comme nous verrons plus loin.

Il existe plusieurs milieux et climats. A vous de voir ce qui vous correspond le mieux : montagne, près de la mer, forêt etc… L’essentiel est d’avoir accès à une eau peu voire pas polluée et un puits qui marche dans la mesure du possible. Il faut également considérer quels animaux on peut élever, les fruits et légumes à faire pousser.

Renseignez-vous sur l’histoire du lieu : y a-t-il déjà eu des éboulements ? Des inondations ? Est-ce près d’un grand point de passage ? Y a-t-il encore des ressources exploitables et convoitées dans les environs ? Qui sont les voisins les plus proches ? Est-ce près d’une centrale nucléaire ? En effet, ce genre de zone est extrêmement dangereuse si laissée à l’abandon après une catastrophe, ou lors de la multiplication d’actes terroristes. Mieux vaut se tenir à minimum 100 km de ce type d’installation. Consultez l’ouvrage NRBC : Survivre aux Evénements Nucléaires, Radiologiques, Biologiques et Chimiques.

Certaines personnes choisissent même de s’établir dans une BAD urbaine. Dès lors, la problématique démographique est plus à prendre en compte avec la concentration de population. Si l’état perd du pouvoir, des bandes mafieuses et autres prédateurs pourraient bien vous rendre la vie impossible. Il y a donc tout intérêt à faire soi-même partie d’un groupe relativement puissant, soudé et solide.

L’idée est de marier la fonctionnalité avec le fait de se sentir bien et chez soi. Aussi, la durabilité signifie la viabilité : il faut pouvoir s’installer sereinement et dans le temps.

Aménagement, matériel et savoir-faire

matériel

Ici, il n’est pas question de faire du bushcraft, même si c’est une activité qui rend très débrouillard avec l’expérience. Il s’agit surtout d’avoir une maison écologique et pourquoi pas passive pour ne plus dépendre de l’état, du moins, s’en affranchir le plus possible.

On peut se lancer dans l’achat d’une ferme à retaper, voire carrément d’un village abandonné si on se mutualise. Eh oui, certains sont à vendre ! Construire sa maison avec des matériaux locaux est également une très bonne idée, en se faisant un plan détaillé pour quelque chose de très fonctionnel et optimisé.

Certains survivalistes choisissent la voie du minimalisme afin d’éviter de s’encombrer de trop d’objets à gérer. C’est à vous de voir mais veillez à posséder l’essentiel (tout de même un peu plus que le strict minimum) pour assurer votre survie avec un mode de vie pérenne.



Eau

eau

En étant actif et par température moyenne, on ne peut guère tenir plus de 3 jours sans boire avant la déshydratation, de gros problèmes de santé et enfin la mort.

C’est pour cette raison que l’accès à l’eau potable doit être une de vos grandes priorités. L’idéal est bien sûr l’eau de source mais il existe aussi des techniques de récupération de l’eau de pluie.

On peut également dessaler l’eau si besoin et la purifier. Prévoir entre 5 et 10 litres de ce précieux liquide par personne et par jour, dont minimum 1 litre pour s’hydrater. Attention à ne jamais la gaspiller.

Pour vous procurer le filtre Big Berkey afin de purifier l’eau, rendez-vous ici.

Nourriture

nourriture

Une agriculture à échelle humaine avec rotation – en laissant des parcelles en jachère – est la voie idéale. Pensez aussi à faire pousser des fruits et légumes de saison. Il est tout à fait possible de commencer avec un potager urbain pour s’entraîner, voire s’initier à la permaculture.

Les poules pondeuses vous fourniront des oeufs, les lapins de la viande, les ovins, bovins et caprins de la chair mais aussi du lait à boire ou la possibilité de faire du fromage et des yaourts. Certains iront aussi chasser afin de trouver du gibier petit ou gros. L’élevage d’insectes s’avère aussi être une solution.

Stockez des conserves à faire soi-même ou/et déjà préparés au cas où, selon la logique du « premier entré, premier sorti » pour éviter la péremption. Certaines choses se conservent extrêmement longtemps dans de bonnes conditions (en perdant toutefois de la valeur nutritionnelle). Vous pouvez tout à fait stocker de la nourriture caloriques mais pensez à varier avec des produits frais afin d’éviter les carences.

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Hygiène et santé

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Le simple savon a changé beaucoup de choses au sein de l’humanité à l’instar de la prophylaxie, ils expliquent beaucoup l’explosion démographique des deux derniers siècles.

Veillez à avoir tous les produits de consommation courants, du fait maison ou pas. Le bicarbonate de soude est par exemple assez polyvalent.

L’équipement médical n’a pas à être si sophistiqué si vous n’êtes ni médecin ni chirurgien. Il ne faut rien de plus que ce qu’on peut trouver dans une trousse de secours standard. Vous pouvez cependant vous renseigner sur les huiles essentielles qui ont des vertus thérapeutiques intéressantes.

Pour se procurer l’huile essentielle Ravintsara afin de se soigner (polyvalente), c’est ici.

Energie

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Penchez-vous sur les piles rechargeables mais aussi les panneaux solaires et autres éoliennes. La géothermie et l’énergie hydraulique sont également à considérer pour produire son électricité. Certains feront le choix de conserver des appareils électriques modernes afin de gagner du temps, alors autant avoir de bonnes batteries !

Sachez qu’en cas de grand cataclysme, avoir accès à une certaine puissance énergétique serait un avantage de taille.

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Savoir et compétences

competences

Ceci relève a priori plus du domaine immatériel. Mais être capable de produire quelque chose de ses mains et de transformer des matériaux en objets utiles est une grande valeur ajoutée.

Médecine, chasse, pêche, travail du cuir, du bois, de la pierre, construction… Les domaines importants ne manquent pas pour se rendre utile auprès de ses pairs, de même que les outils.

On n’a jamais assez de savoir, surtout pratique. De plus, il est essentiel de pouvoir transmettre une culture et des idées, pas forcément à sa progéniture mais aussi à d’autres gens pour renforcer les liens sociaux.

Livre Aventure et survie de John Wiseman à acheter ici.

Défense et sécurité

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Ce sujet est polémique, mais il faut bien reconnaître que tout le monde n’est pas gentil et généreux, surtout en période de crise. Il se peut que dans une société plus brutale et précaire, on vienne vous piller et en laissant des séquelles irréversibles ou pire, en provoquant la mort.

Renseignez-vous sur la législation de votre pays quant à la détention d’arme. Fortifier sa propre BAD est aussi à considérer, comme avec la création d’une panic room, la détention d’un coffre-fort, un bon système de verrouillage etc…

La maîtrise de la self-défense (réaliste) pourrait vous être d’un grand secours. Apprenez à gérer toutes les situations éventuelles, travaillez sur votre respiration mais aussi votre force physique pure. Maintenez-vous en forme !

Lien social et réseau

reseau

Il existe cette image caricaturale du survivaliste planqué en véritable ermite dans un coin reculé. Mais ce n’est qu’une manière d’aborder cet univers. Nous conseillons d’être entouré de gens fiables avec la tête sur les épaules, y compris dans le voisinage.

Ajoutons qu’à moins d’être un véritable expert, vous ne saurez jamais tout bien faire dans les domaines indispensables à la survie, ne serait-ce que par manque de temps. D’où l’intérêt d’offrir ses compétences mais aussi échanger des biens afin de bénéficier des aptitudes d’autrui.

Le Bug Out Bag

bug out bag

Il s’agit d’un sac d’évacuation si on doit évacuer son domicile plus ou moins urgemment. Il faut pouvoir tenir minimum 72h avec, voire plus, avec un sac à dos par personne.

Nous conseillons particulièrement d’avoir un peu d’or et d’argent (restez discret) ainsi que quelques paquets de cigarettes pour du troc éventuel. Ayez bien vos papiers d’identité protégés dans quelque chose d’étanche avec vous, et de toute façon une clé USB – voire plusieurs -avec tous vos fichiers importants (documents scannés, obligatoire).

Pour plus d’informations sur le contenu, voir ici.

Infographie

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Vidéo

Voici la visite d’une base autonome durable en vidéo :

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