Comment écrire un roman avec ce guide en 11 trucs détaillés

Comment écrire un roman ? Devenir écrivain, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Pourtant, écrire un livre est une activité assez accessible. En effet, l’écriture est plurielle, elle permet beaucoup de liberté.

Tout sujet offre potentiellement de la matière pour rédiger. Il suffit d’avoir une plume et un angle de vue original sur un sujet pour qu’un livre soit remarquable. La richesse de la littérature réside dans le fait qu’elle revêt plusieurs formes, du roman à la BD en passant par l’essai philosophique et le recueil de contes.

Il faut d’abord être passionné. Rien de plus rébarbatif que d’écrire pour écrire. Pourtant, on est souvent tenté de se lancer dans cette aventure en cherchant la notoriété et la reconnaissance. Mais si vous vous ennuyez dans l’élaboration de votre roman, le lecteur risque de s’ennuyer aussi. Car bien souvent, on écrit dans l’optique d’être lu.

Alors comment faire pour capter l’attention du lecteur ? L’imagination est un élément important de cette forme d’expression mais selon le genre, il n’est pas nécessaire d’en avoir une débordante comme pour un scénario. Un écrivain de roman fantasy et un autre qui rédige son autobiographie n’auront par exemple pas besoin de mobiliser la même créativité.

Si vous êtes motivé et avez envie d’écrire, suivez nos conseils pour être productif et peut-être donner vie au prochain grand best-seller.

Pourquoi écrire un roman ?

écrire un roman

Parce qu’on laisse une trace de soi dans ce monde ou qu’écrire est thérapeutique… C’est une activité très valorisante, elle fait travailler toutes les zones du cerveau en activant la mémoire, la créativité, l’imaginaire.

Et surtout, écrire un roman, c’est partager une émotion, un message, une pensée. Votre sujet de roman en dit beaucoup sur vous et parfois à votre insu. C’est une forme d’introspection inconsciente.

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Comment commencer à écrire un roman ?

On dit souvent qu’il faut se donner une routine d’écriture. Tout dépend en réalité de votre fonctionnement. Vous pouvez avoir besoin de structurer au millimètre près votre projet de roman ou rester sur les grandes lignes et laisser aller votre plume.

Cela dépendra de votre besoin de contrôle. L’écrivain a des idées à tout moment, alors baladez-vous avec un carnet de notes. L’intrigue du roman peut prendre une nouvelle tournure à la vue d’un évènement banal ou non de votre vie. L’inspiration peut surgir n’importe quand.

Mais quoiqu’il en soit, avoir un rythme et s’y tenir est essentiel pour ne pas rester sur un roman inachevé.



Méthode de travail

S’il ne faut jamais se forcer à écrire, il est toutefois important de s’infliger une méthode et s’y tenir. Alors peut-être que vous écrirez moins un jour plutôt qu’un autre, voire pas du tout, mais au moins, vous aurez fait cet effort de réflexion.

Et réfléchir n’est jamais contreproductif. Toute réflexion même infertile à première vue peut aboutir plus tard à une véritable pépite littéraire.

Une fois que vous acceptez de ne pas pouvoir absolument contrôler votre imaginaire, tout sera moins anxiogène et l’écriture deviendra plus simple.

Pour vous rassurez davantage, comprenez-vous. Observez-vous écrire, sachez quand et où vous vient l’inspiration et surtout comment. En ressassant des souvenirs ? En vous documentant sur un sujet ? En discutant avec des amis ? En vous isolant dans la nature ? En observant la ville en mouvement ? En vivant une situation effrayante, agaçante, stimulante ? Apprenez à connaître vos « activateurs d’écriture » pour pouvoir les utiliser et les approfondir.

Sachez également que vos craintes et tensions personnelles sont de grandes sources d’inspiration, que ce soit pour les auteurs torturés ou plus conventionnels. Affrontez-vos questionnements existentiels pour donner de la profondeur à vos personnages.

Enfin, déterminez si vous avez besoin d’ordonner les choses ou de laisser votre esprit divaguer. C’est assez simple à savoir au regard de votre mode de vie et de la manière dont vous prenez des décisions au quotidien.

Êtes-vous méthodique, prévoyant ou spontané et rêveur ? Nous percevons tous l’écriture différemment. Pour certains, ce sera un véritable engagement émotionnel, d’autres un objectif de vie, voire les deux à la fois.

Ne dépréciez pas vos modes d’action, aussi primitifs ou insensés soient-ils. Si vous avez besoin d’une carotte au bout du bâton, récompensez-vous à la fin de chaque chapitre en vous accordant une gourmandise, un week-end original ou même une soirée un peu spéciale pour fêter ça (mais accepter le manque d’inspiration ne veut pas dire qu’il faut se laisser aller totalement).

On peut également enregistrer ses idées à la manière d‘un enquêteur si elles vous viennent spontanément.

Ecrire un roman sans formation littéraire ni expérience

Il n’est pas nécessaire d’avoir fait des études littéraires pour se lancer dans l’écriture d’un roman. Pour un premier essai, il vous suffira d’avoir une forte motivation, du temps et des idées.

Bien évidemment, une formation littéraire donne les clés de la structure des romans puisqu’elle la décortique dans la forme et le fond.

Lire des livres de manière quotidienne permet d’acquérir une facilité et des automatismes dans le cheminement de la narration. Il est intéressant de dévorer ceux qui partagent votre sujet de prédilection.

Toutefois, c’est à double tranchant, car si cette pratique est motivante et inspirante, elle peut parfois démotiver l’écrivain en puissance qui ne se pense alors pas à la hauteur par rapport à ce qui a déjà été fait.

Or, s’il y a plusieurs auteurs, il y a aussi plusieurs lecteurs et un public qui vous attend. Si vous écrivez dans un style simple et épuré, d’autres écriront d’une façon plus alambiquée ou bourrée de métaphores.

Il faut de tout et la littérature permet cette liberté. Nous ne saurons pas tous écrire comme Balzac ou Victor Hugo, mais bonne nouvelle, il n’est pas nécessaire de manier la langue à la perfection pour capter l’attention du lecteur et l’impliquer émotionnellement dans notre récit. Le seul prérequis est d’écrire dans un français correct sans trop se perdre dans des fautes de grammaire et d’orthographe.

Les auteurs à succès contemporains comme Marc Levy ou Stephen King n’utilisent pas de structure extrêmement complexe. Pourtant, ils touchent beaucoup de monde et dans un style accessible en vendant beaucoup.

Si vous écrivez, ne raisonnez pas en « est-ce-que ça va marcher ? » L’avis du lecteur est important bien évidemment mais l’essentiel et de créer quelque chose qui vous ressemble et dont vous serez fier.

Combien de mots pour un roman ?

Le volume doit être assez conséquent, sinon c’est une nouvelle. On estime que 40 000 mots est le minimum requis pour que votre récit soit considéré comme un roman.

En général, un roman pour adulte tourne autour de 70 000 termes, c’est une bonne moyenne. Il n’y a bien sûr aucune limite. Bien évidemment, des romans peuvent être très étoffés ou plus légers.

En littérature jeunesse, on est plus souple. Un roman mondialement connu comme Le Petit Prince comporte près de 30 000 mots. Il n’en est pas moins une référence planétaire en concurrence avec les livres religieux. La célèbre dystopie 1984 d’Orwell compte quant à elle un peu plus de 100 000 mots.

Son premier roman

Pour un premier roman, ne vous aventurez pas trop loin de vos passions. Si vous êtes un grand fan de complots à la Dan Brown ou que vous épluchez la rubrique faits divers du journal local, creusez du côté du roman fantastique, historique et bien sûr de l’enquête policière. Et pourquoi pas faire un mélange des genres ?

Il est toujours plus laborieux de travailler sur un sujet qui nous échappe, nous intéresse que partiellement où que nous ne maîtrisons pas assez. Si toutefois vous faites le parti pris d’écrire sur des sujets éloignés de vos préoccupations habituelles, renseignez-vous, lisez, interviewez, faites-vous conseiller et rectifiez.

Un roman d’espionnage ou un roman policier à la Agatha Christie méritent d’être documentés. Quelles sont les techniques utilisées par la police scientifique actuelle, les méthodes du futur ou encore celles pratiquées au temps de Sherlock Holmes ?

Plus vous en saurez, plus vous serez à l’aise et moins vous ressentirez ce sentiment de l’imposteur qui ralentit bon nombre d’écrivains dans leurs œuvres.

Logiciel pour écrire un roman

Vous pouvez écrire votre roman sur n’importe quel support avec du traitement de texte qui propose le minimum syndical. Word fait très bien l’affaire. Sachez cependant qu’il existe des applications et des sites internet qui gèrent votre temps pour empêcher la distraction et rester concentré. Très intéressant si vous avez une tendance à la procrastination.

Cependant, le plus important, quoique vous choisissiez, est de toujours enregistrer son texte sur plusieurs support (mail, clé USB, cloud, disque dur de l’ordinateur ou externe…).

Si vous voulez organiser vos idées et surtout garder sous la main des pistes de réflexion, plusieurs dénouements et conséquences potentiels à un même évènement, vous pouvez travailler sur une mindmap.

Il existe des logiciels très simples pour faire évoluer votre roman dans une carte euristique. C’est un outil particulièrement intéressant si vous n’avez pas d’idée précise sur l’agencement des actions. Vous pourrez exploiter plusieurs idées en même temps et ne pas les oublier.

La machine à écrire n’est certes plus à la mode mais le défaut de l’outil informatique est que l’on est bien trop tenté de s’égarer au gré des onglets. Le divertissement est partout : les mails, réseaux sociaux, vidéos YouTube, tout sera prétexte à se divertir.

Pour s’en prémunir, des solutions existent. Elles vous isolent face à votre logiciel de traitement de texte : on pense notamment à Stay Focused et Focus Writer. Ce type de logiciels vous aidera à rester concentré.

Quelles étapes pour écrire un roman ?

Première étape

L’essentiel est d’avoir une idée d’intrigue ! Il vous faut une tension, un nœud, une problématique. Sans quoi votre roman peut paraître fade et le lecteur décrochera rapidement.

Une fois que vous avez une idée globale de votre histoire, il faut travailler l’intrigue principale et les secondaires qui pourront être anecdotiques où proposer un vrai sujet, une vraie thématique exploitable.

Lorsque tout ceci prend forme, c’est le moment d’étoffer avec des descriptions, une ambiance, les actions des personnages et bien évidemment les dialogues. Le style sera à peaufiner en dernier lieu.

Seconde étape

Il faut ensuite travailler autour de l’atmosphère. Déterminez une époque, à moins que vous choisissiez de placer votre roman hors du temps et de l’espace.

Comme le Comté des romans de J. R. R. Tolkien, l’histoire du Seigneur des Anneaux se déroule dans une ambiance qui lui propre. En effet, l’auteur du Hobbit a créé un véritable univers. C’est souvent nécessaire dans le roman fantasy.

Il est question de travailler dessus en créant de nombreux détails : de nouvelles lois existent, un nouveau bestiaire, leurs rapports entre eux, les mondes différents se rencontrent et tout cela est extrêmement riche en offrant de multiples possibilités. C’est aussi un travail de longue haleine qui demande beaucoup d’organisation.

Pour un roman plus classique, il n’est pas nécessaire d’avoir fait tout ce travail en amont. Si votre chef-d’œuvre se passe dans les années 30 en Europe, il suffira de bien se renseigner sur l’époque via plusieurs supports, les archives visuels.

Ce sera un travail moins important pour le cas d’un roman qui se déroule dans notre monde contemporain. Essayez également de voir sur combien de temps va durer votre roman. Quelques heures, des mois, des années…

S’il s’agit d’une aventure basée sur des souvenirs, des analepses, des lettres épistolaires, il est même possible qu’il n’y ait pas de temporalité à proprement parlé. C’est aussi le cas du roman de science-fiction qui jouent souvent sur la relation spatio-temporelle.

La plupart des romans à succès ont recours à des archétypes universels, des figures qui représentent une idée que le lecteur saura mettre en lien avec son quotidien. Ces notions sont souvent culturelles. Mais ces figures principales sont identifiables aux 4 coins du monde.

Elles permettent de créer un lien avec le lecteur, il pourra s’identifier ou simplement reconnaître des situations qui le ramènent à ses instincts les plus primaires et qui sont donc dans une certaine mesure universelle.

Dans la littérature jeunesse, on retrouve ces archétypes. Prenons l’exemple de la saga Harry Potter. L’auteure J. K. Rowling a très bien saisi les mécanismes de l’inconscient humain et créé une recette idéale qui parle aux plus jeunes et plus âgés.

Le héros, un petit sorcier, est en plein apprentissage. Il doit affronter des épreuves liées à ses faiblesses et tout ce processus lui permettra d’évoluer. Ses acolytes les plus proches symbolisent plusieurs choses.

Hermione incarne la figure maternelle, la sagesse et la volonté mais n’est pas reconnue tout de suite par ses pairs. Ron est l’allier qui ne se satisfera plus de cette place au fil de l’histoire, il permet de dédramatiser certains passages par ses actions et réflexions davantage drôles que téméraires. Il est néanmoins un soutien infaillible dans le succès du personnage principal.

A côté de ça, on a la figure paternelle un peu pataude trouvée chez Hagrid. Vous remarquerez que chaque protagoniste est complexe dans son rapport aux autres et ses actions. Ils ne sont jamais trop stéréotypés dans leur gentillesse mais possèdent une part sombre émanant de chacun d’eux.

La dichotomie de l’âme humaine transparaît dans chacun des personnages, c’est ce qui fait en partie le succès de l’univers de Poudlard.

Troisième étape

Il convient de lister d’abord les personnages principaux, leur caractère, description et évolution au fil du roman, leurs connexions entre eux. Ensuite, les personnages secondaires avec les mêmes détails. Et enfin, ceux qui sont plus anecdotiques avec si possible leur moment d’intervention.

Cette liste n’est pas définitive, elle permet juste de vous repérer dans votre roman. C’est une indication essentielle si vous voulez avoir une vue d’ensemble.

Prenez votre temps. Un livre est l’aboutissement de longues réflexions. Il est normal d’être confronté au fameux syndrome de la page blanche. Dans ce cas, rien ne sert de forcer les choses. Il est simplement temps de prendre l’air et s’extraire un instant de sa production littéraire pour y revenir plus fort et mieux inspiré ensuite.

Le narrateur dans un roman

La question du narrateur se posera dès les premières lignes. Pourtant rien ne vous empêche de changer au fil de votre récit.

Parfois, on réalise que le rendu est meilleur à la première personne ou au contraire à la 3ème personne. Vous pouvez jouer sur la distanciation des personnages, notamment grâce à un procédé de changement de point de vue d’un protagoniste à un autre, tout en sachant que cet exercice de style à la Virginia Wolf sera éprouvant à la fois pour le lecteur et vous-même.

En ce qui concerne le choix des points de vue dans un roman, on préférera utiliser la 3ème personne pour un livre qui implique de nombreux protagonistes.

La première personne est fortement recommandée pour les autobiographies et romans centrés sur le parcours et le ressenti du personnage principal en particulier. Le narrateur personnage et omniscient sont les points de vue les plus prisés car il permettent de régler des problèmes logistiques que rencontrerait par exemple un narrateur externe.

Toutefois, il n’y a pas de règles strictement figées à proprement parler. C’est à vous de jouer avec les codes extensibles et malléables de la littérature.

Trouver un éditeur

Le chemin vers la publication est souvent long et fastidieux mais le jeu en vaut la chandelle et tous vos efforts seront un jour récompensés, pour peu que votre livre soit bon.

Si vous avez toutefois suivi nos astuces, il sera forcément fabuleux. Sachez que pour connaître le potentiel de votre roman et tester son attractivité auprès des lecteurs, vous pouvez utilisez des sites web comme Wattpad qui permettront de donner un avant-goût aux lecteurs.

Vous pourrez lire leurs remarques, ce qu’ils aiment ou apprécient moins, leurs attentes quant à la suite (on peut poster chapitre par chapitre).

C’est un outil intéressant mais prenez garde à ne pas vous perdre dans ce flot de commentaires et d’avis aussi bienveillants soient-ils, au risque de vouloir répondre aux attentes du lecteur et non plus aux vôtres.

Pour autant, n’ayez pas peur de vous exposer à la critique de votre roman à l’eau de rose, érotique ou psychologique. Les critiques constructives vous feront évoluer pour améliorer votre œuvre et il s’agit du meilleur moyen de créer un roman génial.

Publier son roman

Faire relire son roman est très important, avec toutes les maladresses, coquilles ou même un style trop lourd. Tous ces petits détails qui font la différence peuvent être identifier par quelqu’un d’extérieur.

Prenez donc soin de faire lire vos pages à votre entourage mais aussi des professionnels. Bien évidemment, protégez votre roman avant.

Ne payez jamais pour être édité. Faites tourner votre roman dans diverses maisons d’édition, y compris des petites.

Faire publier son roman est plus simple à l’ère du numérique. En quelques clics, votre futur best-seller est envoyé à la maison d’édition de votre choix. Néanmoins, les entreprises dans l’édition les plus traditionnelles préfèrent toujours les envois par la poste. C’est une option plus coûteuse car vous devez faire imprimer votre manuscrit et l’envoyer.

Il faut toujours penser à protéger son roman afin de ne pas vous faire voler vos idées. Pour ce faire, envoyez-le à la Société des gens de lettres.

Une manière plus moderne de faire est de le déposer sur les sites copyrightdepot.com ou cleo-sgdl.com pour créer une signature numérique. La façon la plus fiable est toutefois de consulter un notaire ou un huissier.

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